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COMPTE-RENDU de l’audience du 22 novembre à la DSDEN

vendredi 3 décembre 2021

Audience du SNUipp-FSU avec Mme GROUTHIER Martine adjointe du DASEN, chargée du 1er degré

Pour le SNUipp-FSU du Gard : Sylvie BAILLEUL, Pascale BOUYAHMED, Laetitia MELLADO, Georges MICHEL et Myriam VERMALE

Nous avons abordé divers points et fait remonter toutes les remarques et interrogations de la profession. Certaines questions restées sans réponse ont été envoyées par mail à la DSDEN.

En préambule, nous avons dénoncé l’inexistence du dialogue social dans le Gard, les instances sont réduites, l’administration ne répond plus aux questions ou très tardivement après une multitude de relances. Le SNUipp-FSU déplore ce mépris, rappelle les termes du dialogue social et notre rôle en tant qu’organisation syndicale. Lors de cette audience , cela s’est traduit encore une fois de plus par l’absence du DASEN. Puis, nous avons alerté Mme Grouthier des conditions de travail qui ne cessent de se dégrader depuis des années. Les collègues sont épuisé.e.s, en colère et aujourd’hui nous avons même des parents d’élèves en colère qui nous interpellent.

1- REMPLACEMENT

Aujourd’hui la continuité du service public n’est pas assurée dans le Gard. Suite aux appels, aux remontées des collègues, des parents d’élèves, de nombreuses classes sont non remplacées depuis la rentrée... il y a même des articles dans le journal sur le sujet ! La durée du non remplacement peut atteindre plus de 10 jours, des formations annulées... Les parents sont en colère. Ils appellent le service pôle remplacement personne ne décroche, ils envoient des mails, sans retour ! Ils expriment leur colère lors des conseils d’école. L’administration ne peut plus nier l’existence d’un problème de remplacement dans le département.

Que dire sur le dysfonctionnement du logiciel R’File qui n’améliore en rien le remplacement : les problèmes déjà remontés sont toujours présents. Nous faisons espérer aux collègues et aux parents que peut être il y aura quelqu’un le lendemain. On se moque des familles ! L’administration sait le plus souvent s’il y aura un remplaçant ou pas de disponible.

Mme Grouthier précise que la Secrétaire Générale Mme Taix a réuni l’ensemble des personnels des circonscriptions pour définir les priorités des remplacements. Puis elle nous demande de lui rapporter les dysfonctionnements :

  • le logiciel de remplacement ne prend pas en compte le nombre de classe non remplacées par école (ex : 3 enseignants absents sur 5 ou 6 classes)
  • 2 TR se présentent pour le même remplacement
  • des titulaires remplaçants en maladie ou en CLD reçoivent des notifications de remplacement, par conséquence les élèves et les écoles ne voient pas arriver de remplaçant·e alors qu’il est annoncé dans R’File !
  • les contractuels « remplaçants » ne sont pas intégrés dans le logiciel, donc quand ils sont absents pas de remplaçants de prévu.

Remarque du SNUipp-FSU : l’ efficacité du remplacement avec ce logiciel, comme défendu par l’administration, n’est pas atteint ! Nous demandons le retour à l’ancienne gestion par les circonscriptions au plus près des besoins et avec une réponse plus rapide.

A cela s’ajoute, les problèmes d’organisation pour les équipes lors des ESS. Il n’y a pas de remplaçant pour les ESS donc personne pour surveiller les élèves. Les réunions se font parfois sans les enseignant·es : on se moque encore une fois des familles ! 

Le SNUipp-FSU a de nouveau demandé à l’administration que les ESS soient prioritaires pour le remplacement.

Réponse de l’administration : ce ne sera pas une priorité pour l’administration.

De plus le protocole sanitaire accentue le problème, avec les contraintes de répartitions (le niveau 2 impose que les élèves ne soient pas répartis en dehors de leur groupe ou niveau.)  Sans parler du problème de sécurité avec par exemple 40 voir 50 élèves pour un seul enseignant·e.

Le SNUipp-FSU demande quelle consigne donne l’administration dans ces 2 cas ? pas de réponse

Même avec le recrutement de contractuels, le nombre de remplaçants dans le Gard est encore insuffisant. Selon les chiffres de l’administration, les 12 derniers contractuels sur 28 recrutés sont dévolus à des fonctions de remplaçants, 16 contractuels sur 28 recrutés sont sur des postes vacants. Cela prouve bien qu’il manque des remplaçants et des PE. Ce manque de personnels désorganise le travail des enseignants et ne répond pas au droit de l’enfant : le droit à l’éducation ! Où est l’égalité des chances pour les élèves ?

Le SNUipp-FSU du GARD demande :

  • le recrutement sur la liste complémentaire pour pallier le manque de remplaçant·es
  • le non recours aux contractuel.e.s
  • l’arrêt du logiciel R’File avec un retour à l’ancienne organisation du remplacement qui est beaucoup plus adaptée au besoin quotidien du terrain 
  • que les personnels et parents soient informés avant 16h s’il y a un.e remplaçant.e ou non

Action proposée par le SNUipp-FSU : dire aux parents et enseignants d’appeler directement le pôle remplacement avec un mail à la secrétaire générale Mme Taix.

2- TEMPS PARTIELS

Le SNUipp-FSU a expliqué et rappelé que les demandes de temps partiels pour l’année prochaine ne se passent pas comme l’an dernier c’est-à-dire sans pression, sans chantage de la part de l’administration sans faire culpabiliser les collègues.

Les remontées du terrain de cette mauvaise expérience font apparaître un découragement et un épuisement des enseignant·es, certains sont contraints de se mettre en arrêt maladie. De plus certains ne peuvent plus concilier leur activité professionnelle et leur problème de santé.

Le SNUipp- FSU demande que tous les temps partiels sur autorisation soient accordés.

Concernant les 80 % : la nouvelle organisation du temps de travail de ces personnels et les nouveaux arrêtés de nomination présentent des incohérences. 

Questions du SNUipp-FSU :

Sur quel texte vous appuyez-vous pour modifier un arrêté de nomination alors que l’enseignant n’a pas participé au mouvement et a demandé un temps de travail incomplet sur son poste obtenu à titre définitif ?  Pourquoi les nouveaux arrêtés sont antidatés ?

Réponse de Mme Grouthier : Mme Taix, Secrétaire Générale, est en train de répondre aux collègues. Les nouveaux arrêtés sont réglementaires (appui sur des textes et validés par le service juridique Rectorat). La date ne remet pas en cause l’arrêté ni l’affectation.  

Le SNUipp-FSU demande de revenir à l’ancienne organisation concernant les temps partiels à 80% et s’est adressé à Mme Taix pour intervenir sur les nouveaux arrêtés de nomination.

3- RECRUTEMENT MASSIF de PE

Dans notre département voici une petite liste non exhaustive qui prouve que nous manquons cruellement de PE : 

  • recours aux contractuels 
  • 53 postes vacants depuis la rentrée. 37 TR et 16 contractuels sont actuellement sur ces postes. 
  • Utilisation des PES à mi-temps, des M2 contractants comme des moyens d’enseignement
  • problème de remplacement
  • carte scolaire à flux tendu : le terrain a d’autres besoins que les directives ministérielles qui ont utilisé le peu de postes alloués pour le Gard 
  • pas de RASED sur tout le territoire
  • ....

Le SNUipp-FSU demande un recrutement massif et urgent pour que le service public soit en capacité de répondre aux besoins des élèves.

4- FORMATION INITIALE

Le SNUipp-FSU dénonce cette nouvelle réforme qui n’améliore en rien la formation initiale. Bien au contraire elle ne permet pas l’égalité des chances pour les étudiants M2 “classique” et M2 “contractant”.

Pour les M2 contractants, il est difficile de gérer tout à la fois : les études avec la préparation du concours et la classe (1 jour/semaine) en responsabilité sans co-intervention. Ils sont seuls face à leurs élèves, avec quelques fois la visite d’un tuteur universitaire. Puis à qui s’adressent-ils pour des questions médicales ou administratives ? Ni la FDE, ni l’administration savent leur répondre.

Alors que les autres M2 bénéficient de stages accompagnés dans leur formation, de l’observation et des pratiques accompagnées avec un retour systématique du MAT ou PEMF et du tuteur universitaire.

Le SNUipp-FSU demande d’intégrer ce jour en classe par semaine dans la formation initiale comme un stage de pratique accompagnée ! Et non comme un “job étudiant” pour pouvoir payer ses études, son logement !

5- DIRECTION

Surcharge de travail des directeurs : la crise sanitaire a augmenté la charge de travail, la gestion chaotique des remplacements impacte les directeurs et directrices ! Ils sont épuisés et veulent du temps et des moyens !

Groupe de travail direction d’école GDDE : En ce qui concerne le choix du contenu de la première journée de formation continue, certain·es directeurs·trices font remonter le fait que c’était plutôt de l’information que de la formation. 

Réponse de Mme Grouthier : les 2 jours de formation continue font partie des demandes institutionnelles. Le département du Gard les met en place cette année avec un an de retard. Nous sommes les seuls de l’académie à les avoir. Le contenu de cette journée était centré sur les besoins des directeurs·trices consultés au mois de juin. Volonté de l’administration de diffuser le CR du GDDE aux directeurs·trices.  

Les directeurs·trices de 1 à 3 classent déplorent que l’on ne prennent pas en compte des journées de décharge dès le mois de septembre/ à la charge de travail de la rentrée et surtout qu’il y ait bien des remplaçants présents le jour prévu. Cette année encore les jours de décharge arrivent tardivement, les remplaçant·es ne sont pas là !

Réponse de Mme Grouthier : l’administration va essayer de mieux gérer les décharges de direction des petites écoles à la rentrée et en fin d’année.  

Le SNUipp-FSU fait remarquer que des demandes, concernant la charge de travail, n’ont pas pu être abordées au GDDE comme par exemple les élections de parents d’élèves quand il n’ y a qu’une liste.

Réponse de Mme Grouthier : c’est effectivement des idées sur lesquelles il faut réfléchir et que nous pourront aborder ces questions ou remarques sur la charge de travail des directeurs·trices au prochain GDDE de février. 

Le SNUipp-FSU ne manquera pas d’intervenir sur le sujet de la charge de travail des directeurs·trices et rappelle que notre syndicat demande des moyens pour la direction, une aide administrative et du temps (revoir les décharges de direction).

6- MEDICAL / SANTE

La médecine de prévention dont l’accompagnement des collègues en souffrance ou en situation médicale difficile est un véritable scandale dans notre département ! Le médecin de prévention n’existe plus depuis plusieurs années, le docteur Isabelle Alzuyeta - Médecin conseillère technique du DASEN du Gard - part à la retraite à la fin du mois, l’EMRHP ( Equipe) se réduit à 1 personne ( 2 dont la psychologue du travail ont disparues ), le comité médical ne se réunit plus qu’une fois par mois ( 1 fois par semaine avant). La seule écoute dans le Gard sont les assistantes sociales ! (très humaines par ailleurs) Si un PE veut des renseignements sur un problème médical, une appréciation de sa souffrance au travail, le seul lien est : ce.servmed@ac-montpellier.fr mail du secrétariat du Dr AUGE à Montpellier ou au mieux, il /elle peut obtenir un RDV téléphonique !  Si un PE veut reprendre le travail après un arrêt supérieur à 6 mois, ou demander un CLM ou un CLD, il faudra attendre que le Comité médical se réunisse ! Et les exemples s’entassent…

Le SNUipp-FSU ne cesse de dénoncer cette situation et demande :

Quand aura-t-il un médecin de prévention pour le Gard ?

Quand aura lieu la fusion du comité médical et de la commission de réforme ?

Quels sont les délais exacts d’accord pour un temps partiel thérapeutique, pour une réponse de CLM, CLD ?

Actions du SNUipp-FSU : Si les délais sont indécents, nous mobiliserons nos services juridiques et le national pour à minima aider les collègues dans leur recours administratifs ou autre.   Mme Grouthier répond qu’elle n’a pas d’information à nous donner pour l’instant.

7- CHSCT

Pourquoi les membres du CHSCT ne reçoivent pas toutes les fiches STT traitées ou non traitées ?

Pourquoi seules les fiches traitées sont communiquées ?

Mme Grouthier répond que puisque c’est géré au niveau académique, en faire la demande au Rectorat.

Le SNUipp va poser ces questions au CHSCT-académique afin de pouvoir avoir accès en temps réel à toutes les fiches SST.

8- SOUFFRANCE AU TRAVAIL

Malgré la vocation du métier, la volonté de maintenir la continuité pédagogique et du service public, les collègues sont en souffrance et pour certains craquent ! Les conditions d’enseignement se dégradent, le comportement et la demande des élèves ont changé ( difficulté à se concentrer, les manques scolaires à combler, être élève devient difficile…) et les moyens pour aider ces élèves sont trop faibles dans l’Education Nationale voir externalisés. Le SNUipp-FSU fait remarquer que les demandes d‘aides individualisées : accessibles en ligne sur ACCOLAD, sont difficiles à trouver.

Le SNUipp-FSU demande d’envoyer des circulaires départementales afin que les collègues soient infromés de ce que l’on peut demander.

9- RETRAITE

Le SNUipp-FSU demande que le départ anticipé à la retraite avec paiement différé soit étudié par le DASEN, car plusieurs collègues nous ont contactés à ce sujet.

Réponse de l’administration : cela m’étonnerait que le DASEN aille dans ce sens.

Le SNUipp-FSU a posé la question au DASEN et suivra tous les collègues qui ont fait cette demande.

10- FORMATION

Nous interpellons Mme Grouthier sur l’ergonomie du plan de formation académique qui est complexe pour trouver une formation.  Mme Grouthier reconnaît que la recherche d’un stage est compliqué et que peu de demandes sont faites par les enseignant·es du 1er degré.  

Concernant les constellations et les animations pédagogiques par cycle : le SNUipp-FSU demande de laisser la liberté de choix aux enseignant·es.

Les textes précisent que ce sont les 6 h en maths et 6 h en français qui sont obligatoires, non les cycles, non les modalités. Cependant, certains IENs refusent l’accès au PE à d’autres animations pédagogiques que celles qui leur sont imposées.

Réponse de l’administration : la formation continue est obligatoire et s’inscrit dans les obligations de service. La formation des enseignant·es a pour objectif de faire progresser les élèves en donnant des outils.  Les constellations sont une nouvelle façon de se former, elles proposent un changement de postures et fait évoluer le collectif. Elles sont imposées dans le plan math et le plan français. Le vécu de la co-intervention doit être perçu comme de la formation. Les collègues doivent s’emparer de ce moment pour travailler sur des thèmes choisis. L’esprit de la constellation est de communiquer et partager.

Le SNUipp-FSU précise que ce n’est pas le cas dans toutes les circonscriptions. Les collègues n’ont pas le choix et doivent suivre à la lettre les thèmes de la constellation choisis par la circonscription.

Nous demandons une harmonisation sur cette formation dans toutes les circos.

Nous demandons que les collègues s’approprient cette formation pour travailler sur les besoins des élèves de leur école.

Mme GROUTHIER prend note et ajoute que les formateurs doivent eux aussi être formés et s’adapter à ce changement de modalités et d’esprit de ces constellations.

Le plan de formation départemental est-il paru ?

Il est fait mais il n’est pas paru sur ACCOLAD.  

11- AUTO EVALUATION DES ECOLES

article completICI

Comment ont été choisis les écoles ? Quelles sont les obligations pour les enseignant·es ?

Le SNUipp-FSU s’est adressé à la DSDEN pour obtenir des informations sur cette expérimentation.

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